SOMMAIRE
1. Introduction
2. La cinémathèque imaginaire
3. Références visuelles
A. Les affiches peintes du Ghana
B. Solenne Capmas
C. Camille Lavaud-Benito
D. Félicité Landrivon
E. Ramachandraiah
F. Bollywood Horror
G. Tadanori Yokoo
H. Affiches de cinéma des pays de l'Est
1. INTRODUCTION
Ce projet a été imaginé en partenariat avec CINEMATEK (Cinémathèque Royale de Belgique) et avec votre cours de cinéma donné par mr. Christophe Piette, qui y exerce le poste de programmateur.
Objectif
Réaliser l'affiche d'un film que vous n'auriez pas encore vu
Il s'agit de choisir 2 films parmi les 8 titres ci-dessous, puis d'en réaliser 1 affiche (minimum) au format final imprimé 100 x 70 cm (technique entièrement libre) :
Réal. : Jacques Demy, France 1970
Il y a longtemps, un roi promit à sa femme mourante qu’il ne se remarierait que s’il trouvait une jeune fille plus belle qu’elle. Une seule jeune fille répond à ce critère : sa fille, la princesse. Vêtue d’une peau d’âne, elle s’enfuit du palais et tombe amoureuse d’un prince d’un pays lointain.Réal. : René Laloux, France, Tchécoslovaquie 1973
Sur la lointaine et futuriste planète Yagam, les petits Oms sont réduits en esclavage par les Draggs, les dirigeants suprêmes. Un jour, Terr, un jeune Om, décide de se rebeller contre les Draggs. La planète entière est-elle prête à se révolter ?
Long métrage d'animation.
Réal. : Samy Pavel, Belgique 1974
Pierre et Yves, deux hommes homosexuels, vivent ensemble dans un village breton. Anne, une ancienne petite amie de Pierre débarque et tente par tous les moyens de le reconquérir. Jouant tour à tour la séduction, la détresse, la soumission... Un film sulfureux à la cruauté décadente ponctué d’escarmouches sentimentalo-vénéneuses.Réal. : Paul Morrissey, USA 1972
Joey, un gigolo, débarque dans un motel miteux au bord d’une piscine où règne une atmosphère saturée de sexe. Ses aspirations de devenir une vedette le mènent dans le lit d’une vieille star finissante... Plongée dans un Hollywood méphitique et décadent où errent des êtres qui croient tromper leur solitude en jouissant du corps de Joey, archétype de l’homme-objet.
Réal. : John Waters, USA 1972
À Baltimore, la criminelle Divine vit planquée de la police dans une caravane avec sa mère Edie, son fils Crackers et son amie Cotton. Nommée "la personne la plus dégoûtante du monde" par les tabloïds, Divine se voit bientôt mise au défi par un couple de trafiquants d’enfants qui lui conteste son titre... Hilarant et dégoûtant, camp et transgressif, Pink Flamingos érige le mauvais goût absolu en œuvre d’art.
Réal : Harry Kümel, Belgique, France, RFA 1971
Valérie et Stefan, immobilisés à Ostende, séjournent dans un vaste hôtel désert en cette morte-saison. Le couple fait alors la connaissance de l’inquiétante comtesse Bathory et de sa protégée Ilona, ténébreuses créatures de la nuit... À mi-chemin entre film arty et film de genre où se mêlent fantastique et saphisme, le film de Harry Kümel génère une atmosphère fascinante...
Un film hanté par la présence et la voix de Delphine Seyrig, vampire saphique au timbre hypnotique.
Réal : Agnès Varda, France, Italie 1962
Une jolie femme-objet, capricieuse et manipulée, découvre sa vérité (en temps réel) dans l’angoisse du cancer. Un des films les plus mythiques de la Nouvelle Vague.
Réal : Peter Jackson, Nouvelle-Zélande 1992
Une petite ville tranquille néo-zélandaise des années 1960 est prise d’assaut par une épidémie de zombies très agressifs. Ils ne seront bientôt plus que les seuls habitants de ce coin paradisiaque… ce qui amènera un massacre final de zombies, gorissime et humoristique.
Ces films font partie de la programmation de CINEMATEK.
Vos affiches feront l'objet d'une sélection par deux membres de CINEMATEK.
Les affiches retenues seront encadrées et mises en exposition à CINEMATEK (dates à préciser).
2. LA CINEMATHEQUE IMAGINAIRE
Ce processus s'explique, en partie, par les étapes de fabrication d'un film.
En effet, lorsque les studios de production cherchent à promouvoir celui-ci, elles demandent d'abord à des artistes de produire des affiches.
Historiquement, le cinéma de genre et de séries B (comédie, horreur, policier, western, péplum, science-fiction...), des années 1950 au début des années 1980, a eu tendance à produire des affiches et des visuels dramatisés et exagérés, afin d'amener le public à entrer dans les salles. Ces compositions montraient parfois des éléments qui n'existaient pas dans les films.
3. REFERENCES VISUELLES
A. Les affiches peintes du Ghana
Il bénéficiait d'un réseau de salles de cinéma, qui commença hélas à péricliter suite à la difficulté detrouver des pièces de rechange destinées aux projecteurs 35 mm.
Au début des années 1980, l'arrivée de la vidéo signa la fin des salles traditionnelles et engendra unmarché neuf. Une multitude d'échoppes se créèrent alors, louant des cassettes vidéo à des sallesde quartier improvisées équipées de bancs en bois, de chaises en plastique et de télévisions.
Les catalogues des films proposés à la location comprenaient de nombreuses productions
hollywoodiennes de série B (horreur, fantastique, heroic fantasy, science-fiction, action…),
du kung fu asiatique et également des réalisations locales tournées en video 8 mm.
Etant donné les faibles ressources économiques de ce circuit d’exploitation et l’absence totale
de matériel publicitaire, un certain nombre d’artistes locaux commencèrent à peindre sur du
carton ou des sacs de farine des affiches destinées à accompagner les projections de ces films
dans ces salles de quartier.
Ne possédant parfois en tant que source d’inspiration qu’un seul document photographique voire aucune référence par rapport à l’affiche du film à réaliser, ces artistes engendrèrent une prodigieuse esthétique de la débrouille et du détournement, peignant des œuvres uniques, destinées au départ à servir de support publicitaire mais transformées en objets artistiques. Des stars hollywoodiennes célébrissimes, représentées à travers le prisme de la culture africaine et la réinterprétation personnelle de ces peintres, se transforment en êtres fantasmagoriques.
Un jeu de miroirs cinématographique se crée alors entre les codes de représentation occidentaux et une tradition picturale locale vivace.
Par delà l’espace et le temps, ces peintres. rejoignent une autre forme d’artisanat destiné
à annoncer un spectacle : les bannières des sideshows (ou “cirques de l’étrange”) américains et
ses corps singuliers.
Mais c’est à travers la réalisation d’affiches de films spécifiquement africains que tous ces artistes donnent véritablement libre cours à leur imagination dans une spectaculaire ambiance de magie. Le début des années 1990 vit l’éclosion, au Ghana et au Nigéria, de milliers de films
à petits budgets tournés en quelques jours en vidéo, avec une prédilection pour le genre
horrifique. Cette industrie, aujourd’hui dominée par de puissantes sectes religieuses, est plus
que jamais florissante.
Quant à l’âge d’or des affiches peintes, il se termina à la fin des années 1990, lorsque les
échoppes des vidéos-clubs furent éliminées par l’arrivée des lecteurs de cds puis
des retransmissions par antennes satellites.
Extreme Canvas, Hand-Painted Movie Posters from Ghana, Ernie Wolfe III,
Dilettante Press, 2001
Holywoodoo, incredibles movie posters du Ghana, Pascal Saumade,
Le Dernier Cri, janvier 2003
Mollusk #6, Ghana Movie Posters, Bongout GmbH, Berlin, january 2008
B. Solenne Capmas
Jeune artiste française contemporaine, costumière de cirque, complétement imprégnée de la culture des freakshows, elle s'inspire directement des techniques et du vocabulaire visuel des peintures africaines pour réaliser des tableaux colorés bourrés d'énergie et d'humour au second degré.
Il s'en dégage un sentiment de liberté sauvage et iconoclaste :
https://www.instagram.com/solennecapmas/
C. Camille Lavaud-Benito
Artiste française pluridisciplinaire à l'univers foisonnant, très inspiré par le cinéma et le graphisme des années 1930 à 1950.
Autrice de bande dessinée, affichiste, illustratrice, peintre, lettreuse, elle déploie ses talents à travers des compositions personnelles truffées de détails à explorer :
https://www.instagram.com/camillelavaudbenito/
D. Félicité Landrivon
Graphiste française actuelle, connue aussi sous les noms de Brigade Cynophile et de Félicité Perpétuelle.
Impliquée dans le circuit du rock indépendant, elle a réalisé des dizaines d'affiches de concert, d'événements divers et de ciné-club.
Son style se caractérise par des emprunts au graphisme vernaculaire des années 1970.
Elle a également créé le fanzine féministe Ventoline.
https://www.instagram.com/brigadecynophile/
E. Ramachandraiah
Cet affichiste indien (toujours en activité ?) possède un petit atelier-imprimerie dans la ville de Bangalore où il travaille à la commande depuis 1971 pour les cinémas locaux, réalisant des affiches pour des films aussi bien indiens qu’occidentaux.

F. Bollywood Horror
L’industrie cinématographique indienne, connue sous le terme de “Bollywood”, occupe le premier rang mondial en termes de production et du nombre d'entrées en salles.




































































































































































